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Le point de vue de NO COM

Mark Zuckerberg devant le Congrès : une défense plus légitime grâce à la raison d’être.

Mark Zuckerberg devant le Congrès :  une défense plus légitime grâce à la raison d’être.

C’est un post du fondateur de Facebook qui révèle officiellement la raison d’être de l’entreprise, le 16 février 2017. Mark Zuckerberg y expose sa vision de l’avenir de son groupe et sa responsabilité pour rendre le monde “plus ouvert et plus connecté”. L’aboutissement de cette démarche est pour lui la création d’une “communauté globale” capable de répondre aux enjeux de l’humanité : “Progress now requires humanity coming together not just as cities or nations, but also as a global community.”

 

Cette raison d’être se décline en cinq combats majeurs formant un projet d’entreprise complet :

Recréer du lien social

Mark Zuckerberg rappelle le déclin des communautés depuis 1970 et positionne Facebook comme une solution pour recréer du lien entre des groupes de personnes. “Nous pouvons renforcer les communautés physiques existantes en aidant les gens à se réunir en ligne et hors ligne.”

Protéger ses utilisateurs

Il met en avant l’utilité de Facebook dans des situations de crise majeure comme  les attentats, avec l’exemple de l’opération “Safety check”. “La communauté Facebook est dans une position unique pour aider à prévenir les dommages, apporter son aide pendant une crise ou se réunir pour reconstruire après la crise”.

Combattre les « fake news »

Facebook reconnaît le phénomène “filter bubble” par lequel l’utilisateur est enfermé dans une bulle d’informations où ses convictions sont validées. Il a pour ambition d’offrir une palette de points de vue plus diversifiés, provenant d’une variété de médias, pour ne pas être tributaire des extrêmes comme c’est souvent le cas.

Prôner l’engagement citoyen

Le réseau social s’alarme du peu d’intérêt pour la politique et le vote, notamment chez les jeunes. Il rappelle ses initiatives d’appels au vote et à l’inscription sur les listes électorales, affichés sur le fil d’actualité des utilisateurs.

S’adapter aux différentes sensibilités

Facebook doit faire évoluer ses normes culturelles afin qu’elles correspondent mieux à sa communauté de près de deux milliards d’utilisateurs. Les récentes affaires de la « Vénus » paléolithique et de  “L’origine du monde” montrent que le travail est complexe.

La définition de cette raison d’être a constitué, selon nous, un atout majeur pour Facebook dans la crise sans précédent qu’il traverse. Mark Zuckerberg a débuté sa déclaration devant le Sénat par le rappel de la raison d’être de l’entreprise qu’il a créée : “Ma priorité numéro un a toujours été de connecter les gens entre eux, de construire une communauté permettant au monde d’être davantage connecté et ouvert.” Durant tout son discours il ne cessera de se raccrocher à cette vision, la répétant à maintes reprises comme un leitmotiv.

 

Ceci illustre deux bénéfices majeurs d’une raison d’être cohérente et crédible :

La raison d’être permet de se prémunir contre les attaques

En réaffirmant sa raison d’être, Mark Zuckerberg donne des raisons de croire à sa volonté de revenir à la mission initiale de Facebook. En avoir dévié explique la crise, et en s’excusant, Mark Zuckerberg relégitime l’entreprise dans sa recherche de retrouver le sens profond de son utilité sociale et la condition fondamentale de sa réussite. La raison d’être devient ainsi le guide des actions “rédemptrices” qui  renforceront l’entreprise en la réalignant avec cette raison d’être.

La raison d’être pousse à la transformation

Dans cette optique, Mark Zuckerberg annonce une solution fondée sur l’intelligence artificielle pour lutter contre les discours de haine, le racisme, l’antisémitisme ou le harcèlement. Cette innovation rend son action crédible et le fait apparaître comme sincère auprès de l’opinion et des actionnaires.

 

Chez No Com, nous avons la conviction qu’une bonne communication est d’abord une communication qui s’appuie sur un contenu porteur de sens pour la stratégie de l’entreprise. La raison d’être est une chance, car elle est profondément transformatrice pour les organisations. C’est un pari dans la durée qui crée une cohérence entre les origines de l’entreprise et sa vision de l’avenir. Dans ce cas précis, la raison d’être a constitué un point d’ancrage qui a permis à Mark Zuckerberg de répondre aux nombreuses questions des sénateurs. Il confirmera sûrement que c’est bien dans les crises les plus noires qu’il est indispensable de croire à la lumière.

Charles de Beistegui, Directeur

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